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Textes critiques

Noël Fillaudeau 1925 - 2003
« Je ne fais pas de l’art, je fais ce que je ressens »
Sculpteur, peintre, poète, Noël Fillaudeau se revendique autodidacte, exempt de toute influence extérieure bien qu’il ait suivi un enseignement à
l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes puis de Paris. Il y a appris les rudiments techniques nécessaires à l’art de la sculpture, mais s’est très vite détaché d’une formation qu’il juge trop académique et peu propice à l’épanouissement de ses recherches.
A l’affût d’éléments glanés au hasard de ses promenades: bois flottés, mousses et lichens, galets d’objets récoltés et détournés de leur fonction première, - outils, tôles, panneaux de liège, sacs en papier, cartons -, il appréhende chacun en fonction de sa texture, des traces laissés par un usage passé. De l’assemblage de ces différentes unités, des métamorphoses d’affiches ou de reproductions de peintures d’autres artistes, du jeu de modelage ou de tatouage des matières naît une
œuvre foisonnante aux formes diverses.
Alain Katz, conservateur des Musées de Cholet.
(extrait d’un communiqué de presse lors de l’exposition intitulé “Florilège Fillaudeau“
24 mars au 27 mai 2001 au Musée d’Art et d’Histoire de Cholet)
Noël Fillaudeau donne vie au monde
inanimé « vieux papiers chiffonnés … » mais aussi le monde végétal
(mousse, lichen, écorce…) trouve avec lui une nouvelle existence.
Artiste atypique qui donne une seconde vie aux objets pose toujours
un regard sur ses œuvres. Ces yeux qui brillent dans la plupart de
ses réalisations nous apportent encore une lumière nouvelle sur tout
ce qu’il a voulu nous dire.
« Je métamorphose, j’alchimie, je transmute… mes amis de papier,
de bois, de jute, mais aussi de ciment et de terre cuite, viennent
jouer dans mon cirque ».
S’appeler Noël et chercher la lumière
« même au milieu de la nuit », a quelque chose de prémonitoire, de
mystérieux et même de mystique. Il faut tourner tout autour de ses
œuvres et se laisser entraîner par ce regard qui se promène sur ses
toiles et Noël nous murmurera encore quelques uns de ses secrets à
l’oreille.
Extraits d’un article paru dans Ouest-France, juin 1995
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